<div class="az-element az-container glazed" data-az-type="node|page" data-az-name="1045|body" data-az-human-readable="Ym9keSBvbiBwYWdlICYjMDM5O1F1ZWxsZXMgc3RyYXTDqWdpZXMgcG91ciBub3MgZmluYW5jZXMgcHVibGlxdWVzwqA/JiMwMzk7" data-az-mode="dynamic">
<div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbru058h27" data-azat-pid="gb98fuxmqt" id="gb98fuxmqt" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-text" style="" id="gbgef0fiwf"><h1 style="text-align: center;"><span style="color:#0183bf;"><strong><span style="font-size:36px;">Quelles strat&eacute;gies pour nos finances publiques ?</span></strong></span></h1></div></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbjre45eyx" data-azat-pid="gbuj9m58i1" id="gbuj9m58i1" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-text" style="" id="gbgisdfeml"><p style="text-align: center;"><span style="font-size:18px;"><b>Victor LEQUILLERIER,</b> Pr&eacute;sident et &eacute;conomiste chez BSI Economics</span></p></div></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbpqgn6s83" data-azat-pid="gbq9zj9wnl" id="gbq9zj9wnl" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-button text-center hover-style-gbmshh7bt6" id="gb879k6i2i"><a href="https://professionsfinancieres.com/sites/professionsfinancieres.com/file... type="button" class="az-button-content btn btn-default " style="margin-top:40px;color:#ffffff;border-color:#ffffff;background-color:#0183bf;" target="_blank">T&eacute;l&eacute;charger l'article</a></div></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbfx48jtb3" data-azat-pid="gb7vk1m72p" id="gb7vk1m72p" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><hr class="az-element az-separator" style="border: none;" id="gb111qarmc"></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbg01lahkv" data-azat-pid="gbu5c5kcde" id="gbu5c5kcde" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-text" style="" id="gb2bxu84t2"><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">En sursis depuis plusieurs ann&eacute;es, la France a fini par sortir de la cat&eacute;gorie de notation double A chez les agences de notation Fitch et S&amp;P pour basculer en simple A fin 2025. Une situation qui aurait pu arriver plusieurs mois plus t&ocirc;t, voire ann&eacute;es au vu de la d&eacute;gradation continue de nos finances publiques. C&rsquo;est finalement le prolongement d&rsquo;une crise politique, d&eacute;but&eacute;e mi 2024 apr&egrave;s une dissolution de l&rsquo;Assembl&eacute;e, qui aura conduit l&rsquo;agence &agrave; reconsid&eacute;rer le statut de la dette fran&ccedil;aise. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Pour envisager un redressement de nos finances publiques, il faudra in&eacute;vitablement commencer par une sortie de cette impasse politique. Au-del&agrave; de ces aspects, il convient de trouver urgemment des solutions pour redresser notre d&eacute;ficit public, d&eacute;sormais le plus &eacute;lev&eacute; de la Zone euro. Pour y parvenir, il s&rsquo;agit d&rsquo;&eacute;tablir un juste &eacute;tat des lieux et d&rsquo;examiner concr&egrave;tement quelles sont les marges de man&oelig;uvre.</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;</span></p></div></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbz0ahwipo" data-azat-pid="gbbplgrwpk" id="gbbplgrwpk" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-image" id="gb45mxpt4u"><img class="az-image-content " src="https://professionsfinancieres.com/sites/professionsfinancieres.com/file... alt="" title="" style="width: 100%;"></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gboz6oj9oi" data-azat-pid="gb1jsqcnij" id="gb1jsqcnij" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-text" style="" id="gbzfegq0n4"><p style="text-align: justify;"><br></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><strong>Un d&eacute;ficit public structurel &eacute;lev&eacute; aux raisons multiples</strong> </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Avant toutes choses, &eacute;tablir le bon diagnostic sur l&rsquo;origine de ce d&eacute;s&eacute;quilibre constitue une &eacute;tape cl&eacute;, qui consiste &agrave; analyser les composants du d&eacute;ficit public.&nbsp;</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Une r&eacute;cente &eacute;tude de l&rsquo;OFCE<sup>1</sup>&nbsp;analyse son &eacute;volution, tout en le comparant &agrave; celui de la Zone euro. Deux principaux &eacute;l&eacute;ments factuels ressortent en France&nbsp;: le creusement du d&eacute;ficit structurel (d&eacute;ficit corrig&eacute; des effets de la conjoncture) provient tout d&rsquo;abord de la dynamique des d&eacute;penses publiques sur la p&eacute;riode 2008-2016 ; en revanche, depuis 2017 (hors 2020 avec la crise sanitaire), c&rsquo;est surtout la diminution des recettes qui p&egrave;se sur le d&eacute;ficit structurel et explique notre d&eacute;calage par rapport &agrave; la Zone euro. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Les d&eacute;penses publiques en % du PIB sont effectivement plus &eacute;lev&eacute;es en France pour la plupart des postes de d&eacute;penses par rapport &agrave; la Zone euro, particuli&egrave;rement celles li&eacute;es &agrave; la protection sociale. Depuis les ann&eacute;es 2000, l&rsquo;&eacute;cart par rapport &agrave; la Zone euro (cf. graphique 1) s&rsquo;est particuli&egrave;rement creus&eacute; pour les d&eacute;penses li&eacute;es aux retraites (+0,6 point de PIB depuis 20 ans, alors qu&rsquo;il s&rsquo;est stabilis&eacute; pour les autres prestations sociales) et aux affaires &eacute;conomiques (+0,5 point, en lien avec des dispositifs comme les cr&eacute;dits d&rsquo;imp&ocirc;t), contrairement aux d&eacute;penses d&rsquo;enseignement (-0,4 point). </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Il ressort de ce premier constat, que renoncer ou reporter la r&eacute;forme des retraites ne correspond &agrave; aucune r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique. Il conviendrait&nbsp;probablement de repenser un syst&egrave;me afin qu&rsquo;il p&egrave;se moins sur les actifs (mod&egrave;le actuel interg&eacute;n&eacute;rationnel) mais repose davantage sur la solidarit&eacute; entre retrait&eacute;s (mod&egrave;le intrag&eacute;n&eacute;rationnel). C&ocirc;t&eacute; affaires &eacute;conomiques, une &eacute;valuation syst&eacute;matique des politiques publiques apparait comme indispensable afin de mesurer les effets r&eacute;els des dispositifs, notamment ceux li&eacute;s &agrave; la cat&eacute;gorie &laquo; affaires &eacute;conomiques &raquo;. Seuls&nbsp;les r&eacute;sultats de ces revues chiffr&eacute;e permettront de statuer sur l&rsquo;efficacit&eacute; de ces d&eacute;penses et de savoir si elles doivent &ecirc;tre redimensionn&eacute;es (r&eacute;vision des conditions d&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute;, des montants allou&eacute;s, des cibles vis&eacute;es, etc.) ou supprim&eacute;es.</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;</span></p></div></div></div></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbzmwhnkrw" data-azat-pid="gb2fy9nn8d" id="gb2fy9nn8d" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-image" id="gbpehdt8gc"><img class="az-image-content " src="https://professionsfinancieres.com/sites/professionsfinancieres.com/file... alt="" title="" style="width: 100%;"></div><div class="az-element az-text" style="" id="gb0lrx73e9"><p style="text-align: justify;"><br></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">C&ocirc;t&eacute; recettes, depuis 2017 l&rsquo;&eacute;volution des pr&eacute;l&egrave;vements obligatoires (PO) (-2,4 points de PIB) a contribu&eacute; &agrave; la d&eacute;gradation des finances publiques. Selon l&rsquo;OFCE, la baisse des PO pour les m&eacute;nages (r&eacute;forme de l&rsquo;ISF, suppression de la 1&egrave;re tranche d&rsquo;imp&ocirc;t sur les revenus, etc.) a plus que compens&eacute; l&rsquo;augmentation de la CSG et explique la majeure partie du repli des recettes (-1,6 point). La diminution des PO pour les entreprises (transformation du CICE en all&egrave;gement de charges d&eacute;finitif, baisse des imp&ocirc;ts sur la production) a quant &agrave; elle co&ucirc;t&eacute; -0,8 point de PIB. La r&eacute;duction des PO repr&eacute;sente un manque &agrave; gagner qui ne s&rsquo;est manifestement pas traduit par une hausse de l&rsquo;activit&eacute; &eacute;conomique. Un constat qui est renforc&eacute; par l&rsquo;analyse la Banque Postale<sup>2</sup>&nbsp;qui met en avant que la France rencontre plus de difficult&eacute; que la Zone euro pour d&eacute;gager des recettes fiscales lorsque l&rsquo;activit&eacute; &eacute;conomique s&rsquo;accroit. Ce d&eacute;crochage des recettes p&eacute;nalise la France et semble expliquer la diff&eacute;rence de dynamique de d&eacute;ficit public avec la Zone euro sur une p&eacute;riode plus r&eacute;cente (cf. courbes rouges sur le graphique 2).</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><strong>Consolidation budg&eacute;taire : ne pas confondre vitesse et pr&eacute;cipitation</strong> </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Sachant que la France pr&eacute;sente d&eacute;j&agrave; le niveau de recettes le plus &eacute;lev&eacute; de la Zone euro (51,4% du PIB contre 46,5% en moyenne en Zone euro), il semble plus d&eacute;licat de vouloir alourdir la fiscalit&eacute; en France, au risque de menacer l&rsquo;emploi et l&rsquo;investissement. Par ailleurs, certaines r&eacute;ductions d&rsquo;imp&ocirc;ts semblent n&eacute;cessaires pour renforcer notre comp&eacute;titivit&eacute; (plus particuli&egrave;rement les imp&ocirc;ts de production), comme &eacute;voqu&eacute; dans la chronique du pr&eacute;c&eacute;dent num&eacute;ro du Magazine des Professions Financi&egrave;res. Cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas de tendre vers davantage d&rsquo;&eacute;quit&eacute; fiscale, sans pour autant tomber dans les fantasmes de la &laquo; taxe Zucman &raquo;, o&ugrave; plusieurs alternatives m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;es selon BSI Economics<sup>3</sup>. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Les prochains budgets n&eacute;cessiteront in&eacute;vitablement des coupes budg&eacute;taires. Il s&rsquo;agit toutefois d&rsquo;un jeu d&rsquo;&eacute;quilibriste : des coupes trop &eacute;lev&eacute;es p&egrave;seraient in&eacute;luctablement sur notre activit&eacute; &eacute;conomique. De plus, certaines d&eacute;penses ont probablement vocation &agrave; ne pas &ecirc;tre r&eacute;duites, surtout si elles permettent de renforcer notre potentiel de croissance. C&rsquo;est loin d&rsquo;&ecirc;tre un point n&eacute;gligeable, car selon les calculs du FMI<sup>4</sup>&nbsp;une diminution de l&rsquo;endettement public, que cela soit en France ou dans n&rsquo;importe quel pays, repose certes sur un redressement du d&eacute;ficit public mais des performances &eacute;conomiques plus porteuses jouent &eacute;galement (&eacute;tant donn&eacute; que le PIB se trouve au d&eacute;nominateur du ratio dette sur PIB).</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">En ne parvenant pas &agrave; redresser les finances publiques en sortie de crises sanitaire puis &eacute;nerg&eacute;tique, la France s&rsquo;est isol&eacute;e du reste de la Zone euro. Elle concentre donc l&rsquo;attention des investisseurs, ce qui se concr&eacute;tise par une hausse des taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; laquelle notre pays s&rsquo;endette sur le long terme. Pour sortir rapidement de cette situation, il s&rsquo;agit dans un premier temps d&rsquo;envoyer le bon signal : celui que la France consent &agrave; faire des efforts et s&rsquo;engage v&eacute;ritablement sur la voie de la consolidation budg&eacute;taire d&egrave;s 2026. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Il serait plus judicieux de proc&eacute;der &agrave; des coupes progressives, au risque sinon de menacer nos perspectives de croissance en allant trop vite et trop fort. Tout le travail d&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques prend alors tout son sens pour affecter&nbsp;les coupes de d&eacute;penses aux dispositifs publics les moins pertinents. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Pour atteindre un d&eacute;ficit primaire structurel de -2,3% du PIB en 2026 (contre -3,3% du PIB en 2024 et une estimation de -3% en 2025), selon un rapide calcul un ajustement budg&eacute;taire de l&rsquo;ordre de 16 Mds &euro; serait n&eacute;cessaire. En prolongeant cet ajustement &agrave; horizon 2030, une &eacute;conomie cumul&eacute;e de 86,4 Mds&nbsp;&euro; permettrait d&rsquo;avoir un solde primaire structurel &agrave; l&rsquo;&eacute;quilibre sans compromettre la trajectoire de croissance du PIB (+1,2% par an en moyenne).</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;</span></p></div></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbqorps3pw" data-azat-pid="gbp43zs5j5" id="gbp43zs5j5" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-image" id="gbdvcp4gjl"><img class="az-image-content " src="https://professionsfinancieres.com/sites/professionsfinancieres.com/file... alt="" title="" style="width: 100%;"></div></div></div><div class="az-element az-text" style="" id="gbh8xcxo2g"><p style="text-align: justify;"><br></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><strong>Le paradoxe de la solidit&eacute; de la structure de la dette fran&ccedil;aise</strong> </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Si l&rsquo;&eacute;volution des finances publiques inqui&egrave;te &agrave; juste titre, il convient de rappeler que, m&ecirc;me si cela peut paraitre paradoxal, la structure de notre dette publique pr&eacute;sente de s&eacute;rieux atouts. Ces derniers conf&egrave;rent de solides marges de man&oelig;uvre pour r&eacute;duire l&rsquo;exposition &agrave; plusieurs risques. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Selon l&rsquo;Agence France Tr&eacute;sor (AFT), la dur&eacute;e de vie moyenne de la dette publique est de plus de 8 ans, ce qui en fait une des plus longues au monde. Cette caract&eacute;ristique permet de rendre notre dette moins sensible &agrave; des variations de taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; court terme. Par ailleurs, pour maintenir le taux moyen pay&eacute; sur notre dette, disposer d&rsquo;une maturit&eacute; longue permet de proc&eacute;der &agrave; des &eacute;missions de dette de plus courte maturit&eacute; sans pour autant s&rsquo;exposer &agrave; un risque de refinancement accru. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus vrai, que contrairement aux rendements obligataires de long terme, ceux de maturit&eacute; inf&eacute;rieure &agrave; 5 ans poursuivent une tendance baissi&egrave;re depuis 2024. Les perspectives de baisse de taux directeurs en Zone euro permettraient de maintenir une telle dynamique.</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Le fait que la dette soit majoritairement d&eacute;tenue par des non-r&eacute;sidents (55% du total) est parfois consid&eacute;r&eacute;e comme une source de fragilit&eacute;. En effet, en cas de perception n&eacute;gative des risques, les non-r&eacute;sidents sont plus enclins &agrave; c&eacute;der leurs titres de dette. Or malgr&eacute; des montants de dette toujours plus &eacute;lev&eacute;s, cette part a eu tendance &agrave; augmenter ces derni&egrave;res ann&eacute;es, m&ecirc;me en 2025 alors que nous enregistrions un pic de tension. L&rsquo;attractivit&eacute; de la dette fran&ccedil;aise n&rsquo;est donc pas remise en cause, et la demande de titres de dette par les investisseurs restent m&ecirc;me toujours&nbsp;extr&ecirc;mement soutenues au vu des chiffres r&eacute;guli&egrave;rement actualis&eacute;s par l&rsquo;AFT<sup>5</sup>. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">La dette fran&ccedil;aise est par ailleurs libell&eacute;e en euros, ce qui &eacute;limine le risque de change. De plus, elle peut b&eacute;n&eacute;ficier du potentiel soutien de la Banque Centrale Europ&eacute;enne, qui avait notamment actionn&eacute; plusieurs outils lors de la crise de la dette souveraine en Zone euro au milieu des ann&eacute;es 2010 ou encore lors de la crise sanitaire. Ces interventions avaient permis de r&eacute;duire les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t en phase de stress. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Un dernier point important concerne la progression de la charge d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts (d&eacute;penses li&eacute;es au remboursement des int&eacute;r&ecirc;ts sur la dette), alors que les rendements obligataires se tendent. Cette charge d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t a r&eacute;cemment augment&eacute;, toutefois elle reste &agrave; des niveaux encore mod&eacute;r&eacute;s par rapport &agrave; notre historique et par rapport aux autres&nbsp;pays de la Zone euro (cf. graphique 3). A court terme, rassurer les investisseurs sur la trajectoire de notre situation politique et &eacute;conomique &eacute;viterait une hausse prononc&eacute;e des rendements obligataires et pr&eacute;serverait ainsi l&rsquo;&eacute;volution des int&eacute;r&ecirc;ts pay&eacute;s sur la dette. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">La France b&eacute;n&eacute;ficie de marge de man&oelig;uvre pour piloter le r&eacute;&eacute;quilibrage de ses finances publiques. A court terme, il existe bien une urgence pour envoyer les bons signaux en proc&eacute;dant &agrave; de premiers ajustements budg&eacute;taires, qui devront &ecirc;tre suivis d&rsquo;engagements continus &agrave; moyen terme. Si les &eacute;conomistes doivent imp&eacute;rativement s&rsquo;atteler &agrave; &eacute;tablir des diagnostics chiffr&eacute;s, faire preuve de p&eacute;dagogie tout en proposant des recommandations concr&egrave;tes, la mise en place de r&eacute;forme exigera une forte dose de responsabilit&eacute; et de courage de nos &eacute;lus. Il en va de l&rsquo;avenir &eacute;conomique de notre pays.</span></p><p style="text-align: justify;"><br></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><em>1. https://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/pbrief/2025/OFCEpbrief146.pdf</em></... style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><em>2. https://www.labanquepostale.com/content/dam/lbp/documents/etudes/eco/reb... inances-publiques-fr.pdf</em></span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><em>3. https://bsi-economics.org/taxe-zucman-opportunites-fantasmes-et-alternat... </em></span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><em>4. https://www.imf.org/en/Publications/CR/Issues/2025/07/11/France-2025-Art... style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><em>5. https://www.aft.gouv.fr/fr/principaux-chiffres-oat</em></span></p><hr><p... class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbgqffxx20" data-azat-pid="gbffpxuh8k" id="gbffpxuh8k" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-row row az-row--sm" style="" id="gb6680vipa"><div class="az-element az-ctnr az-column col-sm-2" style="" id="gbpmhyxjk0"><div class="az-element az-image" id="gbt9jkplpi"><img class="az-image-content " src="https://professionsfinancieres.com/sites/professionsfinancieres.com/file... alt="" title="" style="margin-right: -150px; width: 150px; height: 150px;"></div></div><div class="az-element az-ctnr az-column col-sm-8" style="" id="gb7p1ehmjc"><div class="az-element az-text" style="" id="gbxheb5l6f"><h2><strong><span style="font-size:20px;"><span style="color:#0183bf;">Victor&nbsp;LEQUILLERIER</span></span></strong></h2><p><span style="font-size:18px;">Pr&eacute;sident et &eacute;conomiste chez BSI Economics</span>&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;</p></div></div><div class="az-element az-ctnr az-column col-sm-2" style="" id="gb62wzwwco"></div></div></div></div><style><!-- .hover-style-gbmshh7bt6:hover .az-button-content { color:#ffffff !important;border-color:#0183bf !important;background-color:#0183bf !important;} --></style>

</div>