<div class="az-element az-container glazed" data-az-type="node|page" data-az-name="1036|body" data-az-human-readable="Ym9keSBvbiBwYWdlICYjMDM5O0zigJlpbm5vdmF0aW9uIGF1IHNlcnZpY2UgZGUgbGEgc291dmVyYWluZXTDqSA6IGxhIEZyYW5jZSBlbiByZWNvbnF1w6p0ZSYjMDM5Ow==" data-az-mode="dynamic">
<div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbfyr7uoi3" data-azat-pid="gb98fuxmqt" id="gb98fuxmqt" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-text" style="" id="gbgef0fiwf"><h1 style="text-align: center;"><span style="font-size:36px;"><span style="color:#0183bf;">L&rsquo;innovation au service de la souverainet&eacute; : la France en reconqu&ecirc;te</span></span></h1></div></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbhv6idtob" data-azat-pid="gbuj9m58i1" id="gbuj9m58i1" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-text" style="" id="gbgisdfeml"><p style="text-align: center;"><span style="font-size:18px;"><strong>Virginie SAKS</strong>,&nbsp;Co-fondatrice et Associ&eacute;e de Compagnum</span></p><p style="text-align: center;"><span style="font-size:18px;"><strong>Fran&ccedil;ois VERRECCHIA</strong>, Co-fondateur et CEO de Compagnum</span></p></div></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gb9na13m4d" data-azat-pid="gbq9zj9wnl" id="gbq9zj9wnl" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-button text-center hover-style-gba4vlt35h" id="gba4vlt35h"><a href="professionsfinancieres.com/sites/professionsfinancieres.com/files/MAG31%20-%20Article%20Virginie%20SAKS%20et%20Fran%C3%A7ois%20VERRECCHIA.pdf" type="button" class="az-button-content btn btn-default " style="margin-top:40px;color:#ffffff;border-color:#ffffff;background-color:#0183bf;" target="_blank">T&eacute;l&eacute;charger l'article</a></div></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gbfk1zssuv" data-azat-pid="gb7vk1m72p" id="gb7vk1m72p" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><hr class="az-element az-separator" style="border: none;" id="gb111qarmc"></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gb2yqv3evi" data-azat-pid="gbfccubl4h" id="gbfccubl4h" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-text" style="" id="gb8zg4t7yt"><br></div></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gboesv323y" data-azat-pid="gbo0ajww36" id="gbo0ajww36" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-text" style="" id="gbs22n4viu"><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Notre peuple est-il r&eacute;ellement souverain ? Depuis combien de temps les Europ&eacute;ens se bercent-il d&rsquo;illusions sur leur capacit&eacute; r&eacute;elle &agrave; d&eacute;cider de leur avenir ? Depuis 2020, le constat est alarmant. Le COVID a fait office d&rsquo;&eacute;lectrochoc mais la prise de conscience est douloureuse ; cela fait 30 ans que la Chine pr&eacute;pare son saut technologique alors que nous avons voulu croire qu&rsquo;elle resterait l&rsquo;usine du monde pour toujours. Un aveu d&rsquo;arrogance, point&eacute; par <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Nicolas Dufourcq</span></span> lui-m&ecirc;me : &laquo; Le fait est que la Chine nous a d&eacute;pass&eacute;s, en tout, y compris dans les technologies du b&acirc;timent, de la chimie ou de la pharmacie. &raquo; C&rsquo;est dans l&rsquo;urgence que nos concitoyens red&eacute;couvrent l&rsquo;art de d&eacute;cider de leur destin. Non pas &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de la France, vis-&agrave;-vis de nobles ou de seigneurs ; mais &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale dans une violence feutr&eacute;e des &eacute;changes. L&rsquo;Europe face au monde : comment gagner son ind&eacute;pendance ?</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><span style="color:#0183bf;"><strong>L&rsquo;ind&eacute;pendance politique va de pair avec la souverainet&eacute; &eacute;conomique</strong></span> </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Nos concitoyens se sont habitu&eacute;s &agrave; croire que la volont&eacute; politique faisait tout. C&rsquo;est &ocirc; combien faux ; alors que les flux &eacute;conomiques se sont mondialis&eacute;s, il n&rsquo;y a plus de g&eacute;opolitique sans &eacute;conomie. Un d&eacute;saccord politique ? Coupons l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;&eacute;nergie pour faire plier l&rsquo;adversaire. Une crise sanitaire ? Arr&ecirc;tons de servir le reste du monde en m&eacute;dicaments et autres textiles utiles. Avec des citoyens accros &agrave; la consommation, les sujets de r&eacute;torsion (micro-&eacute;lectronique, semi-conducteurs, terres rares&hellip;) sont innombrables. Voici quelques exemples de nos vuln&eacute;rabilit&eacute;s strat&eacute;giques :</span></p><ul><li style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><strong>La micro-&eacute;lectronique et les semi-conducteurs</strong> se trouvent dans tous nos t&eacute;l&eacute;phones, voitures, appareils m&eacute;dicaux. Enjeu de souverainet&eacute; : s&eacute;curisation des cha&icirc;nes de valeur de nos usines. Car s&rsquo;il est vrai que nous produisons des semi-conducteurs sur le sol fran&ccedil;ais pr&egrave;s de Grenoble (Soitec, STMicroelectronics), 70 % de la production mondiale est concentr&eacute;e en Cor&eacute;e du Sud, Chine et Japon. Il y a 10 ans, c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;inverse avec 70 % de la production en Europe et aux &Eacute;tats-Unis. Sans compter les mati&egrave;res premi&egrave;res de production qui sont elles aussi issues du monde entier, avec des risques de rupture sur les cha&icirc;nes de valeur. Sipearl, start-up industrielle, invente ainsi le microprocesseur int&eacute;gralement con&ccedil;u en Europe avec des difficult&eacute;s majeures &agrave; l&rsquo;industrialisation de sa technologie. </span></li><li style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><strong>Les terres rares </strong>: elles sont elles aussi omnipr&eacute;sentes, surtout dans le num&eacute;rique, l&rsquo;&eacute;nergie, le m&eacute;dical, l&rsquo;armement. La Chine joue d&rsquo;une position dominante ; elle d&eacute;tient 70 % des terres, et 90 % des capacit&eacute;s de raffinage mondiale. En octobre, elle a annonc&eacute; que tout industriel &eacute;tranger d&eacute;sireux d&rsquo;exporter un produit comportant une trace d&rsquo;une terre rare provenant d&rsquo;une mine exploit&eacute;e par la Chine, ou dont le traitement a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; gr&acirc;ce &agrave; des technologies chinoises, doit demander &agrave; P&eacute;kin une licence d&rsquo;exportation. Des start-up industrielles comme MagREEsource comptent changer la donne. </span></li><li style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><strong>L&rsquo;agro-alimentaire</strong> : parce qu&rsquo;avant de t&eacute;l&eacute;phoner, il faut bien manger. Enjeu de souverainet&eacute; : l&rsquo;invention de nouvelles sources d&rsquo;alimentation. 1 milliards d&rsquo;&ecirc;tres humains en 1800 ; 7 milliards aujourd&rsquo;hui. Des projets de prot&eacute;ines animales (Ynsect, Innovafeed), de micro-algues (Inalve), d&rsquo;alternatives alimentaires (Yumgo) fleurissent avec ici encore des innovations majeures et des responsabilit&eacute;s majeures qui p&egrave;sent sur les entrepreneurs industriels. </span></li><li style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Enfin, last but not least, <strong>l&rsquo;&eacute;nergie</strong>. Enjeu de souverainet&eacute; : l&rsquo;acc&egrave;s de proximit&eacute; &agrave; une &eacute;nergie durable et comp&eacute;titive. En France, le nucl&eacute;aire revient au-devant de la sc&egrave;ne ; mais le constat est &eacute;difiant : nous n&rsquo;avons plus de savoir-faire pour construire une centrale. Il faut de toute urgence former (la fili&egrave;re du nucl&eacute;aire doit faire &eacute;merger de nombreux talents d&rsquo;ici 2030) et innover avec de nouveaux r&eacute;acteurs. C&rsquo;est l&rsquo;essor de nouvelles technologies comme les small modular reactors, largement impuls&eacute;s par le discours d&rsquo;<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Emmanuel Macron</span></span> &agrave; Belfort en 2022. Des projets naissent comme Hexana ou Jimmy Energy. Mais l&agrave; encore, le risque est grand ; Naarea, un projet prometteur, vient de se br&ucirc;ler les ailes. </span></li></ul><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Les besoins en financement de ces projets souverains se chiffrent en dizaines ou centaines de millions. Sipearl a lev&eacute; 130 millions d&rsquo;euros pour son entr&eacute;e en production ; Hexana, 25 millions d&rsquo;euros. Ynsect, 600 millions d&rsquo;euros depuis sa cr&eacute;ation. Car il faut aller vite. Pour garantir le mod&egrave;le &eacute;conomique de ces nouvelles technologies, il faut produire &agrave; large &eacute;chelle - et donc conqu&eacute;rir les march&eacute;s. Or nous ne sommes pas seuls dans la course. En 2024, on d&eacute;nombrait 44 usines de production de semi-conducteurs en Chine dont des usines &ldquo;zombie&rdquo; qui cherchent des volumes. Une rapidit&eacute; qui n&eacute;cessite des investissements massifs &agrave; court terme.</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><span style="color:#0183bf;"><strong>Investir dans l&rsquo;innovation ne suffit plus</strong></span></span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">En mati&egrave;re de souverainet&eacute;, les solutions existent rarement sur &eacute;tag&egrave;re. S&rsquo;impose alors la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;innover et pour l&rsquo;&Eacute;tat la n&eacute;cessit&eacute; de soutenir l&rsquo;innovation de souverainet&eacute;. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Comment ? Avant tout, par des outils classiques et bien connus, tels que le cr&eacute;dit imp&ocirc;t recherche, le dispositif jeunes entreprises innovantes, ou plus r&eacute;cemment un continuum d&rsquo;aide de France 2030 depuis la R&amp;D (iPHD, concours d&rsquo;innovation&hellip;), l&rsquo;amor&ccedil;age (iDemo) ou des dispositifs g&eacute;n&eacute;riques ou dirig&eacute;s vers les fili&egrave;res &agrave; fort enjeu. Ces aides peuvent &ecirc;tre des subventions (exemple : l&rsquo;appel &agrave; projet r&eacute;acteurs nucl&eacute;aires innovants), des avances remboursables ou des pr&ecirc;ts &agrave; taux bonifi&eacute;s (exemple : le pr&ecirc;t Nouvel industrie) et ont pour objectif d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer la maturation des technologies et de rassurer les investisseurs priv&eacute;s. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><strong>Mais l&rsquo;innovation de souverainet&eacute; pr&eacute;sente aussi trois nouveaut&eacute;s. </strong></span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><strong>Premi&egrave;rement </strong>: les projets sont d&rsquo;un genre nouveau. Il y a 15 ans, il &eacute;tait impensable de parler de &ldquo;start-up industrielles&rdquo;. Une start-up, c&rsquo;&eacute;tait de la tech. Et pourtant, depuis 2023, l&rsquo;&Eacute;tat fait un pari : financer l&rsquo;innovation par les projets de ces start-up, qu&rsquo;elles soient ou non issues d&rsquo;un laboratoire de recherche. Mais cela pr&eacute;sente aussi quelques difficult&eacute;s telles que le besoin de nouvelles expertises pour &eacute;valuer leur potentiel. Comment diff&eacute;rencier les bons projets des plus risqu&eacute;s ? A quoi ressemblent les &eacute;quipes gagnantes - gouvernance, profil des entrepreneurs&hellip; et les bonnes &eacute;tapes d&rsquo;industrialisation ? Quels sont les projets qui contribuent r&eacute;ellement &agrave; la souverainet&eacute; de la France ? Depuis l&rsquo;&Eacute;tat jusqu&rsquo;aux investisseurs priv&eacute;s, il faut r&eacute;inventer les pratiques et les expertises, ce qui rend la t&acirc;che difficile aux financeurs. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">De nouveaux outils deviennent essentiels pour prioriser les projets critiques de souverainet&eacute;, tels que les diagnostics de risque de cha&icirc;ne de valeur. En fonction de leurs g&eacute;ographies de production et de commercialisation, il permet d&rsquo;identifier o&ugrave; nos entreprises sont &agrave; risque d&rsquo;une rupture d&rsquo;approvisionnement ou d&rsquo;acc&egrave;s au march&eacute;. Elles ont alors deux options : (re)localiser ou substituer. Et pour substituer une mati&egrave;re premi&egrave;re ou un fournisseur, il faut - bien s&ucirc;r - innover. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><strong>Deuxi&egrave;mement</strong> : il ne faut pas s&rsquo;arr&ecirc;ter au soutien &agrave; la R&amp;D. Inutile d&rsquo;investir sur l&rsquo;&eacute;mergence de nouveaux brevets pour les voir entrer en production au bout du monde ; il faut soutenir autant l&rsquo;aval que l&rsquo;amont de l&rsquo;innovation, jusqu&rsquo;&agrave; la finalisation du produit et &agrave; la commercialisation. C&rsquo;est l&rsquo;objet de l&rsquo;appel &agrave; projet premi&egrave;re usine, le premier du genre, qui permet de fixer les premi&egrave;res &eacute;tapes de l&rsquo;industrialisation sur le sol fran&ccedil;ais. La difficult&eacute; n&rsquo;est pas de faire &eacute;merger de bonnes id&eacute;es mais de les faire grandir ; or &agrave; cette &eacute;tape, le financement manque cruellement. L&rsquo;industrialisation d&rsquo;un projet innovant, c&rsquo;est-&agrave;-dire sa production &agrave; large &eacute;chelle et sa premi&egrave;re mise sur le march&eacute;, est une &eacute;tape fortement risqu&eacute;e car il faut, en un temps record, atteindre des volumes suffisants pour stabiliser son mod&egrave;le &eacute;conomique. Si les financements viennent &agrave; manquer, les entrepreneurs n&rsquo;ont d&rsquo;autres choix que de se positionner sur leur march&eacute; &agrave; des prix trop &eacute;lev&eacute;s qui les emp&ecirc;che de s&rsquo;installer durablement et de faire des &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;chelle qui garantissent leur p&eacute;rennit&eacute;. Face &agrave; eux, la Chine n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; d&eacute;bloquer des centaines de millions d&rsquo;euros pendant la dur&eacute;e critique de la premi&egrave;re commercialisation ou &agrave; soutenir les volumes gr&acirc;ce aux march&eacute;s publics. La t&acirc;che est l&agrave; aussi difficile pour les financeurs, en particulier public, qui doivent eux aussi rivaliser de rapidit&eacute; pour d&eacute;bloquer les fonds en moins de 6 &agrave; 12 mois.</span></p><p style="text-align: justify;"><br></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><strong><span style="color:#0183bf;">Gagner le c&oelig;ur des citoyens</span></strong></span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><strong>Troisi&egrave;mement et pour finir</strong> : ces projets n&eacute;cessitent une solide acceptabilit&eacute; citoyenne. Il y a encore quelques d&eacute;cennies, l&rsquo;&Eacute;tat pouvait encore imposer la cr&eacute;ation d&rsquo;une centrale nucl&eacute;aire ou bon lui semblait. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui impossible ; les citoyens ont leur mot &agrave; dire, m&ecirc;me sur des projets majeurs comme sur le territoire de Fos-sur-Mer sur lequel s&rsquo;implante les projets des plus ambitieux en mati&egrave;re de production d&rsquo;hydrog&egrave;ne ou de panneaux solaires. A titre d&rsquo;exemple, le projet HyVence visait &agrave; produire 15 000 tonnes d&rsquo;hydrog&egrave;ne par an &agrave; partir d&rsquo;une centrale solaire flottante de 500 MW. Face &agrave; l&rsquo;opposition unanime des riverains, des associations environnementales et des &eacute;lus locaux, le porteur de projet G&eacute;osel a &eacute;t&eacute; contraint de renoncer &agrave; sa r&eacute;alisation. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Ainsi, souverainet&eacute; et acceptabilit&eacute; ne se con&ccedil;oivent pas l&rsquo;un sans l&rsquo;autre - y compris sur des projets &agrave; forte complexit&eacute; technologique et difficiles &agrave; expliquer aux Fran&ccedil;ais. Une bonne prise en compte des attentes du territoire et un bon &ldquo;pitch&rdquo; territorial sont des incontournables pour garantir la p&eacute;rennit&eacute; d&rsquo;un projet sur le court-moyen terme. Ici encore, une expertise rare dans le secteur qui va au-del&agrave; de la classique strat&eacute;gie RSE ou de communication grand public. Il en va de m&ecirc;me pour convaincre les &eacute;lus locaux d&rsquo;allouer de pr&eacute;cieux terrains &agrave; des projets incertains mais dont la port&eacute;e est tout &agrave; fait strat&eacute;gique, pour leur territoire comme pour la France. Une r&eacute;cente &eacute;tude d&rsquo;<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Intercommunalit&eacute; de France</span></span> confirme que plus de 90 % des &eacute;lus ont d&eacute;j&agrave; refus&eacute; des projets d&rsquo;implantation en raison de la raret&eacute; du foncier. La difficult&eacute; des projets de souverainet&eacute; n&rsquo;est ainsi pas seulement technique ; elle implique aussi un changement de posture des industriels qui doivent accepter d&rsquo;incarner des aventures f&eacute;d&eacute;ratrices. Un changement de paradigme et des &eacute;l&eacute;ments de langage citoyens auxquels ils ne sont pas habitu&eacute;s.</span></p><p style="text-align: justify;"><br></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;"><span style="color:#0183bf;"><strong>Le r&ocirc;le des financeurs est essentiel </strong></span></span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Alors que le financement de l&rsquo;innovation se transforme et se complexifie, la relation de confiance entre entrepreneur et financeur n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; aussi essentielle. Et pour cela, les acteurs du financement doivent s&rsquo;adapter. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">Avant tout, sur leurs produits et l&rsquo;accompagnement des dirigeants. Les entreprises doivent continuer &agrave; produire face aux risques g&eacute;opolitiques en augmentant les stocks de pi&egrave;ces critiques contenant terres rares, semi-conducteurs ou autres composants produits loin de l&rsquo;Europe - ce qui a un impact fort sur leur BFR. Elles ont besoin d&rsquo;avances de tr&eacute;sorerie ou d&rsquo;avances remboursables. A d&eacute;faut de stock, les entreprises doivent rentrer dans une nouvelle strat&eacute;gie d&rsquo;export multi local, dans lequel elles repensent la localisation de leurs actifs de production en les rapprochant de leurs march&eacute;s (US, Chine, Inde). Dans ces pivots strat&eacute;giques, les dirigeants ont besoin de financeurs qui les comprennent. </span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">&Eacute;galement, dans leur gouvernance. Des comit&eacute;s d&rsquo;investissement doivent orienter rapidement des Capex pour moderniser l&rsquo;outil de production et entrer dans l&rsquo;&egrave;re de la robotisation. Les retours sur investissements sont amen&eacute;s &agrave; changer - moins de reventes spectaculaires &agrave; court terme mais une prise de position sur de nouveaux march&eacute;s. </span><br type="_moz"></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">La souverainet&eacute; ne se d&eacute;cr&egrave;te pas : elle se construit, projet apr&egrave;s projet, gr&acirc;ce &agrave; ceux qui innovent, produisent et investissent en France. </span><br type="_moz"></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:18px;">&Agrave; nous de transformer cet &eacute;lan en v&eacute;ritable puissance d&rsquo;avenir.</span><br type="_moz"></p><hr><p><br></p></div></div></div><div class="az-element az-section" style="" data-az-id="gb0set6lmj" data-azat-pid="gbffpxuh8k" id="gbffpxuh8k" data-azb="az_section"><div class="az-ctnr container" data-azcnt="true"><div class="az-element az-row row az-row--sm" style="" id="gbb2oivtcl"><div class="az-element az-ctnr az-column col-sm-2" style="" id="gb1gbac4hi"><div class="az-element az-image" id="gbww9e4dgt"><img class="az-image-content " src="https://professionsfinancieres.com/sites/professionsfinancieres.com/file... alt="" title="" style="margin-right: -150px; width: 150px; height: 150px;"></div></div><div class="az-element az-ctnr az-column col-sm-8" style="" id="gb169makkx"><div class="az-element az-text" style="" id="gbmlexjenp"><h2><span style="color:#0183bf;"><span style="font-size:20px;"><strong>Virginie SAKS</strong></span></span></h2><p><span style="font-size:18px;">Co-fondatrice et Associ&eacute;e de Compagnum</span></p><p><br></p></div></div><div class="az-element az-ctnr az-column col-sm-2" style="" id="gb7ah84dq2"></div></div><div class="az-element az-row row az-row--sm" style="" id="gb1cju0l1f"><div class="az-element az-ctnr az-column col-sm-2" style="" id="gb3bnxkx05"><div class="az-element az-image" id="gbc0y3nkd3"><img class="az-image-content " src="https://professionsfinancieres.com/sites/professionsfinancieres.com/file... alt="" title="" style="margin-right: -150px; width: 150px; height: 150px;"></div></div><div class="az-element az-ctnr az-column col-sm-8" style="" id="gbd3ie5xxr"><div class="az-element az-text" style="" id="gb4yz3y7ho"><h2><span style="font-size:20px;"><span style="color:#0183bf;"><strong>Fran&ccedil;ois VERRECCHIA&nbsp;</strong></span></span><br type="_moz"></h2><p><span style="font-size:18px;">Co-fondateur et CEO de Compagnum</span><br type="_moz"></p><p><span style="font-size:18px;"></span><br type="_moz"></p><p><br></p></div></div><div class="az-element az-ctnr az-column col-sm-2" style="" id="gbizsutelg"></div></div></div></div><style><!-- .hover-style-gba4vlt35h:hover .az-button-content { color:#ffffff !important;border-color:#0183bf !important;background-color:#0183bf !important;} --></style>

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