
Le Centre des Professions Financières est heureux d'organiser conjointement avec l'AEFR une conférence sur le thème :

Lieu de l'événement :
Centre des Professions Financières / AEFR
58 rue de Lisbonne, 75008 Paris
Le programme complet de cette conférence sera prochainement annoncé.
Certains métiers de la finance, porteurs d’innovation et de croissance économique, restent marqués par une sous-représentation des femmes, tant parmi les utilisatrices que dans l’exercice des métiers de direction. Même si les données montrent qu’une plus grande diversité de genre améliore la performance des entreprises, les évolutions en ce sens sont lentes. Selon une étude du FMI (Khera et al., 2022), une hausse de 10 % de la proportion de femmes dans les conseils d’administration des fintechs se traduit en moyenne par une augmentation de 13 % des recettes et des financements obtenus. Les femmes y sont moins présentes que dans les secteurs bancaire et technologique traditionnels, puisqu’elles ne représentent que 13 % des dirigeants de ces entreprises. L’essor de l’IA dans ce secteur rend d’autant plus cruciale la diversité des équipes : les modèles algorithmiques, s’ils sont conçus par des équipes homogènes, risquent de reproduire ou d’amplifier les biais de genre. Pour éviter que les outils financiers de demain ne perpétuent les inégalités, il est essentiel d’encourager la présence des femmes dans les métiers de la data science.
Les obstacles sont connus : normes culturelles contraignant l’orientation scolaire et professionnelle et limitant l’éducation financière, faible représentation dans les filières STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) et inégalités d’accès aux outils numériques. Pourtant, l’inclusion financière des femmes, notamment par les services numériques, stimule directement la croissance économique (Sahay et al., 2020). En supprimant des barrières comme les contraintes de mobilité ou les normes sociales restrictives, l’univers de la fintech pourrait jouer un rôle clé dans la réduction des inégalités. Mais pour que ce potentiel se concrétise, il faut agir sur les causes profondes : éducation financière, accès aux technologies, et lutte contre les stéréotypes qui orientent les choix de carrière.
Comment inverser cette tendance ? Les politiques publiques, les régulateurs et les acteurs du secteur ont un rôle à jouer : investir dans l’éducation numérique, promouvoir des modèles féminins dans la finance, prendre en compte les demandes et les attentes des femmes et adapter les produits financiers en conséquence. Les données montrent qu’une meilleure représentation féminine aux postes clés favorise le développement de services plus inclusifs. L’enjeu est double : renforcer la compétitivité du secteur et garantir que la révolution numérique profite à tous.
Les intervenants :
- Mélanie Guenais, Maîtresse de conférences, Chargée de mission pour la diffusion des sciences et l'égalité, Laboratoire de mathématiques d'Orsay, Université Paris-Saclay
- Béatrice Imhaus, Secrétaire générale, Parité Assurance
- Soledad Zignago, Économiste-chercheur senior, Direction Générale des Études et des Relations Internationales, Banque de France. Autrice de l’article “La place des femmes dans la recherche en économie et en finance : des progrès mais peut (beaucoup) mieux faire” RF 157, 2025
Modalités d'inscription :
Cette conférence qui se tiendra dans les locaux du Centre des Professions Financières et de l'AEFR vous est proposée aux tarifs de :
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